Si tout devait disparaitre
Tout en couleurs
Dans tes filets des images par milliers
Une escarcelle d’instants empruntés
Et souvent, rendus bien meilleurs
Tu captures des objets, des moments
Ou juste le parfum de l’air du temps
Que tu portes délicatement à nos cœurs
D’un visage tu crée l’expression,
D’un mouvement l’amplification,
D’un horizon la grandeur
A la fois perçant et poétique, ton regard
Rends visible l’imperceptible écart
Entre le quotidien et le bonheur
Tes clichés et compositions
Font tourbillonner nos raisons
Et teintent les âmes de douces couleurs
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Laisse passer les nuages
Point trop vite, point trop lentement,
Prends le temps de vivre.
Ne cours pas après des chimères,
Elles ne t’apporteront que des peines.
Ouvre les yeux
Imagine ce qu’il y a de mieux,
Prends en le chemin, pas à pas,
Et la course des nuages t’aidera.
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A l’aube de l’infini
A l’orée de ta bouche j’aimerais déposer mon cœur
Qu’il palpite sous tes baisers et chavire de douceur
Laisser la pulpe de mes doigts glisser sur ton cou affable
Percevoir la chaleur de ces instants ineffables
T’étreindre dans l’étau de mes bras
Et caresser ton dos de haut en bas
Puis lentement te dévêtir déposant mes lèvres
Sur ta douce peau fruitée et légère
M’autoriser à frôler tes parfaites rondeurs
Avant de les serrer sans heurts
Me faire happer par tes jambes enlassantes
Et se laisser entraîner par la chaleur enivrante
Embrasser à en devenir fou tes seins
Mordiller leurs galbes et mamelons divins
Ne plus décider du parcours des mains
Qu’elles effleurent et s’immiscent à dessein
Poser ma bouche à l’antre du plaisir
Sur le dos t’allonger et te sentir t’épanouir
Profiter de ces instants hors du temps
Et doucement, approcher le moment
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Evidences
La première fois que nous nous sommes rencontrés
C’était dans un café
La première fois que nous nous sommes rencontrés
J’étais intimidé
Nous avons parlé, chacun de nous, en nous comprenant
Nous avons écouté l’autre en acquiesçant,
Comme s’il paraissait évident
Que nos vies puissent s’entendre
Le temps, cynique, m’a fait m’interdire
De te dire ce que je ressentais,
M’a mis sur la touche des regrets
J’ai même refusé un soir le bonheur que tu m’offrais
Je m’en veux encore…
Bien heureusement, le temps à changé d’avis
Et ton insistance légère m’a rattrapée
Je me souviens de nos premiers baisers
De la douceur de tes lèvres
Et de la tiédeur divine de ta peau
Du souffle court et des cœurs qui battent
L’indélébile image du bonheur c’est accroché
A tes paupières, chaque fois que je te regardais
Je n’ose imaginer ne pas avoir vécu ça
Je n’ose imaginer
Depuis je vis un rêve à tes côtés,
Un de ceux qu’on ne peut conter
Car personne ne le croirais
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